Cité-Lettre n°1

espa tience

Projets, habitants, lieux, écritures et paroles sont des mots communs. Pourtant, par superficialité, on les survole, négligeant  ainsi leur féconde complexité.

Les mots décrivant la ville - espaces, êtres vivants et sociétés - demandent avec rigueur et enthousiasme, à être en permanence mieux définis et enrichis.

L'objectif est de tracer collectivement les  chemins de projets de transformations plus maîtrisées, non subies.

Poser sa voix et passer la parole sont d'un même élan, appelant espace et temps. Espa tience ? Espa science ? ...

La Cité-Lettre | numéro 1 

Croquis rapide de la ville sous lockdown : de la Piazza della Rotonda, devant le Panthéon (Rome), fontaine et restaurants fermés d'ordinaire emplis de la foule des touristes

UN THEME  

Commencements 

 (D)Ecrire 

L’objet de cette première “Cité-lettre” est. .. elle-même !

Pardonnez ce manque de modestie. C’est promis cela ne se reproduira plus. Il y a tant de choses à voir, dire, questionner à propos de nos vies citadines.

Il s’agit juste ici de suggérer une forme en trois parties des  Cité- Lettres : un thème, un lieu, une œuvre. Le contenu en variera au gré des envies, des suggestions, des travaux en cours – règle arbitraire d’un jeu d’heureux hasards, souhaitons-le, comme dans le cinéma de Jacques Rivette.

Cette règle est donnée pour être détournée par la conversation qu’elle entend initier, en toute liberté… C’est un rendez-vous concis et régulier, en appui au site citequanon.fr qui va s’enrichir pas à pas.

Camille Hagège

UN LIEU 

Vous avez dit hasard ? Ce sera Rome ! 

Demeurer 

Rome perdue ? Rome retrouvée ?…
Puisque que le hasard m’y a fait vivre, et donc, ni à Paris ni à Marseille, les temps du confinement.

Et, comme on pense où l’on est, comme ce qui (nous) arrive est d’abord depuis un lieu, c’est, immergée dans cet espace jusque là saturé d’images et de leur abrutissante industrialisation touristique, soudainement transfiguré, que s’est formée l’envie d’écrire, de donner et apprendre une nouvelle mesure.

UNE OEUVRE 

Lectures 

Giorgio Bassani 

Quand on la découvre, on se dit que c’est tellement beau qu’il faudrait la lire aux enfants à la rentrée des écoles, pour en faire tout à la fois des historiennes-historiens et des urbanistes sensibles.

On cherche alors au plus vite autour de soi quelqu’un pour lui en faire la lecture à voix haute. Je partage mon enthousiasme pour ce texte vibrant et vous en conseille la lecture sans tarder. C’est la préface qu’a écrite Giorgio Bassani pour son roman, “Le jardin des Finzi-Contini” publié en 1962 (à lire aussi, car c’est l’un des grands romans urbains), en y révélant les circonstances du déclenchement décisif de son écriture.

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